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«L'auto-promo, c'est bien mais il faut aussi dire que Courrier International est en difficulté»

Pour son émission Affaires étrangères, Christine Ockrent a donné le ton face à Eric Chol, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire. Elle n'a pas hésité à le couper dans son discours pour le faire rebondir sur la première grève que connait la rédaction de Courrier International.
Des questions précises, une voix assurée, la journaliste dirige d'une main de fer son émission. Elle n'hésite pas à recentrer le débat si nécessaire. Il lui faut des réponses claires et précises.
Pas de temps pour les procès contre les confrères. Et lorsque John MacArthur, directeur de la rédaction du Harper's magazine est prêt à continuer le débat en fin d'émission, la journaliste lui fait comprendre d'un seul geste de la main que c'est terminé. Pas de place pour l'improvisation et surtout pas aux débordements. Christine Ockrent tient son émission du début à la fin.

Texte: Eléanor Douet - Photo: Elise Henry

Atelier « Envoyé spécial en Syrie : à quel prix ? »

 

« J'essaye de photographier la vie, et pas que la mort ». Sans ignorer les 130 000 personnes tuées depuis le début du conflit syrien et les 200 000 autres portées disparues, Ammar Abd Rabbo veut capturer les a-côtés de la guerre. Des enfants retournant dans une école qui servait de QG aux rebelles, des pétales de rose vendus sur un marché, un soldat de l'armée libre fumant le narguilé. Ce qui l'intéresse aussi – a contrario des journaux pour lesquels il travaille – ce sont les monuments détruits par les bombardements. « Les Syriens pleurent leurs pierres », dit-il. Ces pierres, c'est le souk d'Alep, vieux de plus de 700 ans, patrimoine mondial de l'UNESCO, devenu le « terrain de jeu » des combattants. C'est le minaret millénaire de la plus grande mosquée de la ville, mis en pièce par les bombes de Bashar Al-Assad. Mais les missiles peuvent pleuvoir, cette fierté d'Alep n'est pas prête de disparaître, car, raconte Ammar Abd Rabo, « les gens recueillent les pierres et les cachent chez eux pour un jour pouvoir reconstruire le minaret ».

Texte : Fanny Laison - Photo : Anthony Michel

Atelier « XXI et le nouveau journalisme »

 

« La fin d’un chapitre », voilà où en est la presse selon Patrick de Saint-Exupéry. La publication par la Revue XXI – dont il est co-fondateur et rédacteur en chef - d’un manifeste pour « un autre journalisme » en est la preuve. Réunir « le meilleur de l’édition et du journalisme », voilà à quoi s’attache la Revue XXI. Cela pour éviter, comme le reste de la presse conventionnelle, de céder du terrain aux codes de la communication. Au cœur de ce projet, la narration. Raconter des histoires à travers des reportages, des photos ou des dessins et résister aux contraintes traditionnelles de temps, de support. Un mot d’ordre : « ne jamais céder à la complexité ». La simplicité est la preuve du travail du journaliste, « une goutte d’eau qui permet de raconter la mer ».

Texte : Damien Gozioso - Photo : Viktor Frédérc

Atelier « Journaliste israélienne dans les territoires occupés :
comment faire son métier ? »

 

"Que choisiriez vous ? Traiter le énième meurtre d'une femme par ses proches pour une raison d'honneur ou plutôt le démantèlement d'une colonie palestinienne en territoire occupé ?" Un choix cornélien.  Et pourtant, c'est à ce genre de dilemme que doit faire face Amira Hass, (seule) journaliste d'origine israélienne vivant dans les terres occupées. "Mon rôle, c'est d'être une surveillante du pouvoir politique en Israël" explique t-elle. Étiquetée à tort pro-palestinienne, elle se doit également de critiquer les centres de pouvoir palestiniens. Malheureusement si des sujets sur la Palestine sont fréquemment publiés dans son journal Ha'Aretz, ils n'intéressent pas le lectorat israélien. Pour son travail, elle a bénéficié en mars 2013 du prix mondial de la liberté de la presse.

Texte et photo : Anthony Michel

Conférence « Le journalisme d'investigation sauvé par Internet ?»

 

Deux styles s'opposent : Nicolas Beau et Fabrice Arfi. Le premier, fondateur de Bakchich.info, défend un journalisme d'investigation indépendant mais néanmoins respectueux des rôles de chacun : le journaliste ne doit pas se prendre pour un juge. Le second, journaliste à Mediapart, porte une conception de l'investigation plus idéologique : l’information prime. Magnus Felkehed, correspondant en France pour le quotidien suédois Dagens Nyheter, apporte un regard extérieur. Selon lui, la discussion ne doit pas porter que sur les journalistes mais aussi sur les lecteurs. La "capacité d'indignation" du public est (presque) morte en France et il faudrait que cela change pour donner un nouveau souffle au journalisme d’investigation.

Texte : Damien Gozioso - Photo : Viktor Frédérc

Conférence « Journalistes pour temps de guerre »

 

Les journalistes, le général Barrera les préfère au Mali. Ousmane Ndiaye et Jean-Baptiste Rivoire, respectivement chef de la rubrique Afrique de Courrier International et rédacteur en chef adjoint de Spécial Investigation sur Canal+, ne lui ont pas fait de cadeaux. « Vous m'avez trouvé deux coriaces ». Le commandant de l'opération Serval l'a répété avec insistance : la mission n'aurait pas été un succès si un seul journaliste avait été enlevé par AQMI. « Vous pouvez bien me parler de liberté de la presse, quand il faut dire à un reporter qu'il met sa vie en danger, je le fais ! » Ousmane Ndiaye désaprouve : à trop vouloir les protéger, l'armée empêche les journalistes de travailler. « Quand on arrive au Mali, on n'est pas inconscient des dangers. Nous sommes professionnels, c'est aussi pour cette raison qu'il n'y a pas eu d'otages au Mali ». Jean-Baptiste Rivoire la joue médiateur, l'armée gère les opérations, le journaliste suit.

Texte : Thomas Evrard - Photo : Ophélie Le Piver

Atelier « La Palais Royal marocain : circulez il n'y a rien à voir ! »

 

« On est des aventuriers avec des épées. On ne sait pas combien de fauves on va rencontrer sur la route, mais on y va ! » Karim Boukhari a dirigé les rédactions du Journal et de Tel Quel, deux hebdos indépendants au Maroc. Là-bas, le pouvoir n'est pas au gouvernement, il est au palais royal. Problème : c'est un monde clôt qui ne communique jamais. Toutes les infos proviennent du off, de proches du roi Mohamed VI. À chaque fois qu'il doit contacter ses sources, Karim envoie un fax au Palais. « Je ne sais pas exactement à qui, mais je n'attends de toute façon pas de réponse ». Une démarche en apparence absurde mais qui permet aux journalistes de couvrir leurs arrières. Pour protéger ses sources, Karim ne voit qu'une solution : « Se démerder, improviser ! »

Texte : Thomas Evrard - Photo : Ophélie Le Piver

Atelier « Quand la grande muette veut communiquer »

 

"Les armées ne sont pas des agences de voyage". Pierre Bayle reproche à son ancienne profession de ne pas être consciente des problèmes logistiques qui se posent à l'armée. Pourtant le directeur de la DICoD, délégation chargée d'assurer la communication de la "grande muette", encourage le journalisme "embedded" : "Un compromis optimal dans des situations où les journalistes ont besoin de l'armée pour se déplacer". Des journalistes infantilisés, qui ont besoin d'être "conseillés". Aucun inconvénient d'après le super-communicant : pas de contrat sur le fond, pas de chouchous, pas de restriction à aller voir ensuite les populations. Les critiques sur le Mali sont ainsi balayées, sous le contrôle du général Barrera, son nouveau délégué et ancien commandant de l'opération Serval. Malgré tout, sur ces théâtres de guerre, la frontière entre communication officielle et information indépendante s'effrite. Dernière polémique en date, le documentaire télé de Martin Blanchard sur les militaires français lors de l'opération Serval justement. Problème, il est uniquement composé d'images officielles. "Un reportage fabuleux" selon Pierre Bayle.

Texte : Hélène Lompech et Alvin Koualef - Photo : Hélène Lompech

Atelier « Médiapart, un modèle de journalisme ? »
 

Fabrice Arfi, l'homme qui a secoué la République. A l'origine de l'affaire Woerth-Bettencourt et de l'affaire Cahuzac, ce journaliste de Médiapart a fait tomber deux ministres. Devant les étudiants de l'IJBA, il est revenu sur la fulgurante ascension du journal en ligne qui réunit entre 70 000 et 80 000 abonnés cinq ans seulement après son lancement. La clé du succès? Pour Arfi, la réponse est simple: la différence de Médiapart. "Nous, on assume le rôle des journalistes dans la démocratie au service du droit de savoir des citoyens". "Nous ne sommes pas dans le bavardage quotidien, on cherche à apporter des faits nouveaux" en égratignant au passage  "le règne du commentariat sur l'activité journalistique en France".  La recette semble payer puisque Médiapart était bénéficiaire de 700 000 euros l'année dernière, en pleine crise de la presse.

 Texte : Romain Pouzin Roux - Photo : Elise Henry

Atelier « Affaire Mediator : les tribulations du livre par qui le scandale est arrivé »

 

« J'ai une bombe entre les mains » : s'étouffe Charles Kermarec, lorsqu'en 2008, il reçoit  le livre d'Irène Frachon Mediator 150 mg – Combien de morts ?. Un livre qui aura connu une invraisemblable censure. Après son lancement en juin 2010, la justice ordonne à la maison d'édition de cacher son sous-titre « combien de morts ? » par une bande blanche. Une triste réalité lorsque l'on s'attaque à une machinerie médicamenteuse solide, qui niera jusqu'à la fin toute accusation. Charles Kermarec n'a jamais lâché le morceau : « c'est à ce moment là que je me suis dit : j'ai pas le choix, il faut leur rentrer dans le chou ». La situation se retourne, finalement, grâce à des universitaires, qui, par leur étude, sauvèrent la publication méritée du livre : « on aurait perdu en appel si une thèse d'une doctorante n'avait pas démontré qu'il y avait entre 500 et 2000 morts liés au Mediator ».

Texte : Pauline Pennanec'h - Photo : Elise Henry

Conférence « La plume et le goupillon : comment informer sur le Vatican ? »

 

« Les médias français ont très vite parlé d'un pape normal, en référence à un autre François ». Ou d'un pape moderne. En tout cas, un pape de rupture par rapport à Benoît XVI, montrant sa simplicité dès son apparition et ses premiers mots depuis le balcon de la Place Saint-Pierre. 219 jours après son élection, Antoine-Marie Izoard, directeur de l'agence de presse I.Media spécialisée dans les affaires vaticanes, dresse un premier bilan. Si François est un homme de foule, il se montre dur avec ceux qui l'entourent à la Curie. Il a invité les prêtres à ne pas se contenter de « brosser et caresser leur unique brebis ». Renouer le lien avec les fidèles, évangéliser : une mission difficile pour le nouveau pape qui arrive après les scandales qui ont agité le Vatican. Pour revenir à plus de sérénité,  il ne faut pas attendre une communication intensive de ce pape argentin. Et encore moins de révolution des positions du gouvernement de l'Eglise romaine sur l'euthanasie, la procréation médicalement assistée ou le mariage homosexuel. Car François distille ses discours aux journalistes avec parcimonie. Surtout sur des sujets qui divisent les sociétés laïcisées, mais où les fidèles restent attachés à la position traditionnelle de Rome. 

Texte : Kevin Morand - Photo : Elise Henry

Atelier « Le journalisme d'investigation à la française »
 

 "Dans cette salle, il y a plus de personnes que de journalistes d'investigation en France". Selon Nicolas Beau, journaliste d’investigation passé par Le Monde et Le Canard Enchaîné également fondateur de Bakchich.info, l'adossement des journalistes une orientation politique, la "judiciarisation" des affaires et, évidemment, le manque de moyens sont autant d'entraves à un journalisme d'investigation de qualité. Conséquences de ces difficultés, un niveau journalistique à la baisse et des enquêtes qui manquent de profondeur. Nicolas Beau n'est pas tendre avec ceux qu'il considère pourtant comme les pères fondateurs de ce style : Claude Angeli, Pierre Péan et Edwy Plenel. S'il concède à ce dernier la réussite du modèle Mediapart, il lui reproche le non-respect de la vie privée dans le traitement de l'affaire Bettencourt. Journalisme de "fuites organisées", c'est la conclusion de Nicolas Beau.

Texte : Damien Gozioso - Photo : Viktor Frédéric

 Conférence « Le dessin de presse, baromètre de la liberté »
 

 « Le dessin de presse n’est pas une provocation, c’est une réaction. » Derrière Willis from Tunis se cache Nadia Khiari, dessinatrice tunisienne qui, depuis janvier 2011, fait parler ses chats pour critiquer l’ancien régime de Ben Ali, et désormais les salafistes et les Frères musulmans. Une liberté de ton défendue également par Kianoush Ramenazi, dont les dessins silencieux (photo) traitent de thème plus universels. De Bachar Al-Assad au contrôle de l'Internet, le dessinateur iranien - exilé en France depuis le « Mouvement Vert » de 2009 - dénonce à coups de crayon la censure et les violations des droits de l’homme. Quatre mois après l’élection du nouveau président iranien, Hassan Rohani, la situation pour les journalistes et les dessinateurs de presse ne s’est pas améliorée. Parlant même « d’illusion d’un changement », Kianoush Ramenazi n’envisage toujours pas de retourner travailler dans son pays. « Le nouveau gouvernement a une attitude paradoxale. D’un côté Rohani passe son temps à tweeter, de l’autre il continue d’interdire les réseaux sociaux. »


Texte : Charlotte Gillard - Photo : Elise Henry

  Atelier « Iran : compter avec la société civile »

"Ma famille a été bien plus menacée que moi même" : Farnaz Seifi est une blogueuse iranienne, bannie en 2007 de son pays d'origine pour ses engagements féministe et journalistique. C'est désormais en Allemagne qu'elle vit et écrit. Si, aujourd'hui, elle se trouve loin de la dictature qu'elle a connue, elle continue malgré elle à s'auto-censurer en évitant les sujets qui à l'époque auraient pu l'envoyer en prison. "Je vis comme si j'étais encore en Iran". Témoin de l'évolution de son pays, elle note quelques avancées, deux mois seulement après l'élection du président Rohani. "Le gouvernement précédant avait accusé la presse iranienne de propagande. Aujourd'hui, il est question d'arrêter les poursuites entamées". Mais le chemin sera long. Le pays était jusqu'en 2012 la première prison pour journalistes au monde.

Texte et photo : Anthony Michel

  Atelier « Chine, la presse peut-elle s'émanciper du pouvoir politique ? »

En tant que journaliste chinois, contourner la censure fait partie du quotidien. Une liberté bâillonnée par la dictature dont est témoin Chang Ping. L'éditorialiste est remercié de ses fonctions de rédacteur en chef adjoint du magazine Nandu Zhoukan en 2009 pour avoir fait la critique du contrôle de l'information sur le Tibet. Celui qui fait partie des esprits les plus critiques de la presse chinoise, a reçu l'ordre de quitter le quotidien Nanfang Dushibao et l'hebdomadaire Nanfang Zhoumo. Condamné au silence, il est catapulté en Allemagne, mais depuis, il ne lâche rien : "je continue toujours d'écrire dans les médias chinois sous un pseudonyme. En Chine, seule la presse étrangère pourrait parler des affaires de corruption du gouvernement". Comment exercer son métier dans un pays qui étouffe les journalistes ? "Chaque jour, on contourne la censure. Le gouvernement tente de nous laver le cerveau". Mais tous ne voient plus le jour, censurés et éjectés dans les "prisons noires", ces geôles clandestines où atterrissent ceux qui osent accuser les hauts dirigeants, au lieu de se taire. Le silence, à quel prix ?

Texte : Pauline Pennanec'h - Photo : Anthony Michel

  Atelier « Reporters de guerre : comment travailler ? »

« Kidal est un mensonge d'État, organisé, puissant, et difficile à défaire ». Ousmane NDiaye, responsable de la rubrique Afrique à Courrier International a couvert le Mali, avant, pendant et après l’opération Serval. Il dénonce le manque de liberté des journalistes, confinés par l’armée pour “éviter les prises d’otage”. L’image donnée de la guerre au Mali ressemble fort à une opération de communication rondement menée, jusqu’à sa prétendue fin.  
Aujourd’hui, Kidal est un no man's land occupé par les rebelles, mais officiellement, tout va bien”. Aucun reporter de guerre n’est présent sur le territoire, tous repartis sur le front syrien.“Seuls les journalistes spécialisés sont restés au Mali”. Deux voies s’offrent généralement au reporter lorsqu’il couvre une guerre : être embarqué (aux côtés de l’armée) ou seul (après le passage de l’armée). Ousmane NDiaye creuse une troisième voie : arriver plusieurs mois après et enquêter auprès des populations.

A lire aussi le portrait d'Ousmane NDiaye dans les coulisses de la fabrique de l'info

Texte et photo : Ophélie Le Piver

  Atelier « Les recettes du Canard »

37 procès sur 39 gagnés entre 2001 et 2011 par l'hebdomadaire satirique le Canard Enchaîné. Jean-François Julliard, est fier de ce chiffre : « On se considère un peu comme les gardes fous de la république ». Depuis presque un siècle (le journal fête son centenaire en 2015), l'ambition de distraire, d'accroitre le savoir de manière ludique, n'a pas failli. Avec parfois quelque couacs. L'affaire Cahuzac a tourmenté la rédaction : « Il y a eu débat. Je n'étais pas pour prendre de la distance avec Mediapart. On n'a pas été très bon sur ce coup-là ». Il explique la pérennité du titre, qui a toujours survécu sans la publicité. Et un rapport privilégié avec les lecteurs. « On reçoit des lettres très animalières ». Certaines se terminent pas des « bisous sur le bec » ». Pour finir, un conseil pratique aux apprentis journalistes présents : « J'attends d'un pigiste qu'il m'étonne un peu, et propose un sujet qu'il maitrise ».

Texte : David Gauthier - Photo : Viktor Frédéric

  Conférence « combattre la censure »

« Le grand malheur du Mexique est d'être coincé entre des pays producteurs et un pays consommateur de drogue ». Anne-Marie Mergier est correspondante à Paris pour l'hebdomadaire mexicain Proceso. Le pays est miné par l'influence des narcotrafiquants jusque dans son appareil d'Etat. Exercer son métier de façon indépendante est devenu un risque comparable à celui d'une zone de guerre : 81 journalistes y ont été tués pendant les douze dernières années. Anne-Marie Mergier, émue, évoque l'histoire de sa collègue Regina Martinez. Elle était correspondante de Proceso dans l'Etat de Vera Cruz, et a été assassinée en avril 2012. Le cynisme des autorités mexicaines est allé jusqu'à conclure à un cambriolage ayant mal tourné. Menaces, passages à tabac, enlèvements et assassinats sont quotidiens pour les journalistes enquêtant sur les affaires des cartels.

Texte : Kevin Morand - Photo : Elise Henry

 

Ouverture des Tribunes de la Presse 2013

Ouverture des Tribunes de la Presse au Théâtre National de Bordeaux Aquitaine, sous fond de grève à Courrier International. Les journalistes de l'hebdomadaire, utilisant leur droit de grève, ont réagi à l'annonce d'un plan de licenciement qui devraient toucher un tiers d'entre eux, soit une vingtaine de personnes. Le numéro 1198 de l''hebdomadaire, partenaire essentiel des Tribunes de la Presse, n'est pas paru ce jeudi 17 octobre 2013. Cette annonce a provoqué un véritable tollé dans le milieu littéraire et dans la presse. Dans une tribune parue dans Libération, Gérard Mordillat, John Berger et Dan Franck, trois écrivains n'ont pas hésité à commenter et à s'insurger contre cette décision : «Cette décision ne paraît justifiée en rien, ni sur le plan journalistique ni sur le plan économique, sinon par l’opportunité de réussir une opération financière sur le dos des salariés et au mépris des lecteurs.»

Texte et photo : Elise Henry

Projection du film Lettre à Anna au cinéma Utopia

tribunes de la presse

La résistance tchétchène s'est fanatisée et a trouvé refuge au Daguestan voisin, d'après Laurence Habay, chef de service Russie à Courrier international. Son intervention avait lieu après la projection du film Lettre à Anna au cinéma Utopia qui a ouvert les Tribunes de la Presse. Elles se dérouleront du 17 au 19 octobre 2013 à Bordeaux à l'IJBA et au TNBA, avec de nombreux intervenants de la Presse nationale et internationale.

Texte et photo : Damien Gouteux

 


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